Les Dogons

La fantastique cosmogonie des Dogons

Histoire des Dogons :

Les Dogons sont originaires du Mandé, région située au sud-ouest du Mali, qu’ils auraient fui pour éviter l’islamisation au 14eme siècle. Ils se seraient ensuite divisés en trois clans distincts, une partie sur la plaine, l’autre sur le plateau de Shanga, et la dernière sur la falaise de Bandiagara. Maintenant majoritairement musulmans, ils sont originellement animistes et pratique toujours certains rites « païens ».

mali

C’est un peuple qui vit de l’agriculture et plus particulièrement de la culture du mil. Ce sont aussi des artistes et leurs sculptures en bois sont réputées et recherchées dans le monde de l’art. Leur habitat lui aussi est assez exceptionnel, en effet, aussi bien que pour les Dogons vivant dans la plaine dans leurs maisons couleurs terre qui pourraient passer complètement inaperçues, les Dogons de la falaise vivent à même de celle-ci, dissimulés dans la roche, presque invisible aux yeux du monde.

dogon2 dogon1 Dogon_Mask

 La découverte de la culture Dogon :

Ce sont deux ethnologues français, Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, initiés par un prêtre Dogon en 1946, qui publieront une étude en 1951 intitulée « un système soudanais de Sirius ». Dans cet article, ils décriront la vision des Dogons de l’univers, tellement incroyable pour un peuple premier, que personne ne voudra les croire. Ils publieront par la suite un ouvrage intitulé « le renard pâle », sous-titré » le mythe cosmologique ».

 

Les connaissances des Dogons :

Tout comme les égyptiens, les dogons vénère l’étoile Sirius. Ils prétendent connaître depuis longtemps deux étoiles compagnes de l’astre le plus brillant de notre ciel terrestre. Ils affirment que le premier compagnon de cet astre est une petite étoile extrêmement massive et l’on nommé Po-tolo du nom d’une graine de céréale petite et lourde. Ils prétendent également que cette petite étoile fait le tour de Sirius en 50 années terrestres. C’est ainsi que les dogons célèbre la fête de « Sigui » tous les cinquante ans, la fête du renouveau.
Concernant le deuxième compagnon de Sirius, les dogons le nomme Sorgo, « l’étoile des femmes », et affirment que sa période de révolution est de 32 ans autour de Sirius, sur une orbite elliptique très excentrique, qui de plus est perpendiculaire à l’orbite de Sirius B.
Ce n’est qu’en 1862 que l’astronome américain Alvan Clarke découvrit, grâce à un puissant télescope, que Sirius avait effectivement un compagnon nommé Sirius B. Cette étoile bien évidemment invisible à l’œil nu est effectivement petite et extrêmement massive. Il s’agit en fait d’une naine blanche, dont la période de révolution semble comprise entre 50 et 60 ans suivants les astronomes.
Plus tard, les recherches concernant le troisième objet nous amènent en 1991, où les astronomes Jean-Marc Bonnet-Bidaud et Cécile Gry dans un article de la revue « Astronomy & Astrophisics », soupçonnent l’existence par déduction hypothétique d’un troisième objet dans le couple Sirius, responsable selon eux, du changement de couleur au fil du temps de l’étoile.

 

sirius_a_b sirius2

 

Comment les Dogons ont-ils pu acquérir toutes ces connaissances au sujet de cette étoile ?

C’est justement là que le bât blesse, et que nos deux ethnologues se sont heurtés à la désapprobation générale. Les dogons leur ont expliqué que le grand ancêtre Nommo, originaire d’une des planètes en orbite autour de Sirius C, est descendu sur terre à bord de son arche venue du ciel, et a expliqué aux humains les connaissances sur l’univers. Mais ce n’est pas tout ! Ce grand ancêtre, Nommo, est en réalité un homme poisson, venant d’une planète d’eau, et par conséquent vivant dans l’eau, ainsi que dans son vaisseau rempli d’eau également. Il leur dit également qu’il était déjà venu auparavant, pour créer la Terre, et l’ensemencer avec des boutures végétales qui poussaient déjà dans les « champs du ciel ».
C’est ainsi que les dogons en fient leur dieu.

Les autres connaissances des Dogons :

Tout cela pourrait ne paraître que pour une fable si les connaissances des dogons s’arrêtaient à cette histoire. Mais il en est autrement. Leurs connaissances ancestrales concernent aussi les différentes phases de Vénus, qu’ils savent à peu près analogues à celles de la Lune, et pour lesquels ils ont donné six noms différents. Ils affirment également que Vénus possède un compagnon, qui pourrait être l’astéroïde Toro, découvert à proximité. Ils divisent également le ciel en 22 parties égales ainsi qu’en 266 constellations différentes.
Concernant Saturne, ils connaissent les quatre plus gros satellites qui sont pourtant parfaitement invisibles à l’oeil nu. Leurs connaissances dans le système solaire s’arrêtent là, ce qui semble illogique, si l’on considère que ce sont de fins astronomes, vu leurs connaissances du système de Sirius.
Pour les dogons, l’univers tourne en spirale conique et aurait été créer à partir d’un noyau central par la voix d’Amma, dieu suprême, histoire qui rappelle étrangement le « souffle de Yahvé ». L’univers est également infini et pourtant mesurable. Pour finir, les dogons disent que tous les astres s’éloignent les uns des autres à grande vitesse dans une combinaison de mouvements rotatifs et de translations, mouvement qui se retrouve dans toutes les parties de l’univers, infiniment grandes comme infiniment petites.
Il existe également des terres cultivées ailleurs dans le ciel.

La connaissance de ce peuple ne s’arrête pas qu’à la cosmologie, elle concerne aussi l’eau et le fait qu’elle est présente partout, même dans les pierres, disent les dogons (ce qui est vrai !) Ce n’est que récemment que les ingénieurs de la Nasa ont émis l’hypothèse d’utiliser les pierres lunaires ou martiennes pour les futures expéditions pour recréer de l’eau à base d’hydrogène et d’oxygène, les composants du précieux liquid

nommo3 nommo1

Des similitudes avec les Sumériens et les Aztèques:

Les Sumériens aussi dans leur histoire reçurent plusieurs fois la visite de Oannes, homme poisson sur les plages du golfe Persique pour éduquer et civiliser les humains et leur enseigner l’écriture.
Des dauphins seraient également descendus chez les Aztèques cette fois, dans le lac Titicaca, il y a plusieurs milliers d’années. Ils auraient racontés la même histoire qu’au dogons et en plus que deux types d’habitants graviteraient autour de Sirius : les dauphins et des géants barbus de 4 mètres de hauteur.

a-family-portrait

1970: la première photo de Sirius B